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  • Virginie Rabier

On m'a souvent dit de me taire


On m’a souvent dit de me taire

Trop de bruit, trop d’idées qui mettaient le monde à l’envers

On m’a demandé de ne pas faire

Parce-que ça pouvait déranger, secouer, ne pas plaire

Plier pour rester bien rangée dans les couloirs des pensées

d’un monde qui ressemble à un mouroir tout embué.

Mais je ne peux pas, je ne peux plus

Faire semblant de penser autrement.

Je ne veux plus mentir, je veux finir toute nue

Comme un ver même bredouillant .

Je crois aux humains qui aiment profondément .

Je crois au changement, et je me fous complètement

que ça plaise ou non aux soi disant savants.

On m’a dit de rester sur mes gardes,

de ne pas trop aimer.

Attention à toi, ou tu vas te briser.

On m’a soufflé la peur pour mieux me contrôler.

Et le manque pour aggraver mes plaies.

Mais je ne peux pas , je ne peux plus

Faire semblant de penser autrement.

Je ne veux plus mentir, je veux finir toute nue

Comme un ver même tremblant.

Mon cœur ne demande qu’à aimer,

Qu’à recevoir et à donner.

Fermer les vannes, c’est un peu comme crever.

Mourir à petit feu de n’avoir pas osé.

Je vois la beauté de ce monde

Je vois la beauté dans les yeux des gens.

N’en déplaisent à certains, je continuerai vaillamment.

parce-que c’est ça aussi

Qui rend mon cœur si vivant.

Alors qu’ils aillent se faire voir avec leurs normes, leurs principes et leurs chemins tout tracés.

Moi j’aime aussi rencontrer ce qu’on appelle les cassés, les fragiles, les ratés.

Je préfère aller danser sur les chemins moins fréquentés,

Sans balise et sans flèche qui nous ferait oublier

Qu’on est des créateurs

De vie et d’amour

De joie et de tendresse

De câlins et de promesses.

Allons danser ensemble sur les cendres de nos silences obligés.

Aujourd’hui, c’est ainsi

Les voix d’envies s’élèvent.

Leurs ailes frissonnent des airs

Uniques qui se révèlent en pleine lumière.

Laissons-nous embarquer dans cette odyssée

Qui dans son sillon va dégommer ou réveiller

Les bien pensants, les têtes pleines, les cœurs qui ont cessé d’aimer.


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